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Introduction: Le discours actuel n’est que pour les façons d’assurer une sortie de crise, d’une reprise de l’activité économique, de sa croissance. Il n’y a presque aucune attention portée sur la possibilité qu’un changement de paradigme s’impose devant les faiblesses du paradigme actuel montrées par la crise financière et ensuite économique (sans parler de la crise écologique). L’ampleur de la crise actuelle suggère qu’il ne s’agit pas d’encore une autre perturbation du système, mais fort probablement son effondrement à plus ou moins brève échéance. Aucun préparatif n’est en gestation actuellement pour une telle éventualité. Il importe pourtant de se préparer en fonction d’un tel risque. Les interventions des milieux écologistes depuis les années 1960 ont fourni des propositions pour éviter les impacts de nos activités économiques et sociales devenant de plus en plus importants. Par contre, la compréhension de ces propositions et la correction des comportements connaissaient des décennies de retard. Aujourd’hui, alors que ces milieux écologistes (ex. le GIEC) constatent des crises qui nécessitent des corrections extrêmement importantes et urgentes dans les activités économiques, les populations de l’ensemble des pays restent avec les approches maintenant dépassées, résultat de l’inertie et de la lenteur dans la mise en œuvre des gestes qui s’impos(ai)ent. Les milieux les mieux intentionnés et les mieux orientés, et les populations elles – mêmes, ne saisissent pas l’ampleur du phénomène que constitue la crise écologique en cours. Il s’agit d’un besoin de la civilisation contemporaine pour des services écosystémiques (fourniture de ressources et de services ainsi que de poubelles pour les déchets provenant des activités) au – delà de la capacité de la planète entière à les fournir.